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| Projet apicole à madagascar |
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| Écrit par P-E Guyonnet |
| Jeudi, 28 Janvier 2010 17:43 |
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AVIS DE RECHERCHE : En clair, il s’agit bénévolement de former quelques « apiculteurs cueilleurs » à l’utilisation de la ruche et avec eux , de mettre en place un ou plusieurs ruchers villageois favorisant ainsi l’émulation.
Introduction Ce Projet fait suite à l’une des toutes premières émissions télévisées de Frédérique LOPEZ « En Terre Inconnue » avec Thierry LHERMITTE. Elle se déroulait à Madagascar et plus particulièrement dans la baie d’Antongil (Nord Est de Madagascar). Avec mon épouse, nous avons été séduits par ces lieux. Après contact pris avec France 2, nous nous retrouvons tous les deux, quelques jours plus tard à Maroantsetra (voir internet) petit village malgache. Rencontre avec AUGUSTIN, qui servit de guide lors du tournage de l’émission et dans la foulée avec THOREL son inséparable ami, tous deux très complémentaires. Avec eux, dès notre rencontre, nous mettons en route un Projet de construction pour un village perdu dans la forêt. A savoir la création d’une grosse retenue d’eau permettant d’alimenter en eau des rizières en étages. Plusieurs petits Projets se succédèrent au fil des ans et toujours avec la même réussite. Notre connaissance des lieux progresse, nous apprécions les malgaches, leur courage et le grand travail qu’ils arrivent à effectuer sans moyen, lors de la réalisation des Projets.
Présentation du Nord-est de Madagascar C’est une région très riche en eau, possédant un important couvert végétal une faune et une flore d’une rare diversité. Le village de Maroantsetra prospère au bord de l’océan Indien d’un côté et d’une importante rivière de l’autre se jetant dans ce même océan. La forêt primaire entoure le village, végétation luxuriante et très diverse. Par exemple ; s’il vous arrive de planter un piquet de clôture il prend racines rapidement. Bien entendu dans cette forêt primaire exempte de pollution, vivent une multitude d’espèces animales telle que lémuriens, grenouilles tomates, caméléons, etc., plus de nombreuses plantes non répertoriées encore à l’heure actuelle. La baie d’Antongil (Recherchez sur internet) voit une fois par an les baleines venir se reproduire dans ses eaux. Les malgaches étant très pauvres malgré cet environnement fabuleux, nous devons les aider à prendre leurs propres destins en main, en utilisant intelligemment, et respect toutes ces richesses fantastiques qui les entourent. Actuellement, ne possédant pas la maîtrise de cet environnement d’exception, ils se laissent piller par des ressortissants étrangers, voir même des Pays étrangers sans scrupule qui n’ont comme religion que le profit immédiat. Les malgaches par manque de connaissances utilisent mal toutes ses ressources ce qui débouche rapidement sur la désertification de zones immenses. De là chaos, famine, déforestation et misère. La déforestation est généralisée, les espèces végétales et animales disparaissent progressivement… Il est temps de réagir. Notre Projet en cours avec Augustin et Thorel une approche plus appropriée de l’exploitation du miel en forêt et de la conduite de chaque rucher dans les villages proches de Maroantsetra et surtout dans le Parc National de MASOALA Mise en place d’un rucher Madagascar manque chroniquement de miel depuis son indépendance en 1960. Pourtant l’environnement se prête à l’élevage des abeilles. Les abeilles dans notre zone peuvent butiner toute l’année sauf durant les tornades, le varroa n’excite pas, etc. Actuellement dans chaque village quelques apiculteurs exercent l’apiculture, chacun selon sa tradition ancestrale. Certains préfèrent de beaucoup la forêt. Ils se contentent de récolter le miel en abattant sans autre forme de procès un arbre centenaire renfermant dans un trou un essaim. Cet arbre en tombant détruit à son tour 30 ou 40 arbres plus jeunes d’une trentaine d’années. Outre le miel et la perte de l’essaim, dépecés ensuite, ils produiront du charbon de bois alimentant la cuisine. Ensuite la terre est retournée pour créer une nouvelle rizière sur les brûlis des parties aériennes. Le terrain très vite en quelques années de culture s’épuise pour se retrouver à la suite des pluies saisonnières dans le fleuve puis terminer son parcours dans l’océan indien. Et c’est la fin du cycle. D’autres apiculteurs utilisent une méthode qui n’abime pas la nature. A savoir ils découpent dans une grosse branche creuse quelques tronçons d’environ 1,20 m. Fermés à chaque extrémité et placés hors sol, ils servent de ruches traditionnelles. La récolte annuelle est de l’ordre de 3 à 4 kg de miel mais l’essaim sort très abimé lors du prélèvement du miel. Le problème sera d’habituer les apiculteurs malgaches à maitriser puis à fabriquer une ruche « moderne »
Lors de mon prochain voyage fin février début mars 2010, j’apporterai des plans pour construire sur place quelques ruches. Elles seront offertes à des apiculteurs souhaitant s’investir dans cette nouvelle méthode. Parallèlement une formation sera dispensée et avec Augustin nous poursuivrons notre tache dans les écoles environnantes en parlant de l’abeille et de la biodiversité aux enfants. Nous allons rencontrer pas mal d’obstacles qu’il faudra surmonter, il faudra adapter le rucher au manque de revenu des populations en général et des apiculteurs en particulier. Depuis fin 2008 et avant de lancer ce Projet, j’ai construit ici en France à la suite d’un problème cardiaque, une quinzaine de ruches de type Warré pour me familiariser avec cette petite ruche en remplacement de ruches Dadant devenues pour moi trop lourdes à manipuler. Je sais qu’il ya quelques réticences au niveau de la Warré, mais en aucun cas je ne souhaite rentrer dans une polémique à ce sujet. De toute façon elles ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Aussi nous souhaitons Augustin, Thorel et moi-même, être rejoints au fil du temps par d’autres personnes bénévoles qui puissent s’assumer financièrement et s’investir avec nous dans cette tâche importante. Pour l’instant nous n’avons pas créé d’Association car chaque Projet réalisé a été financé sur des fonds propres pour des Associations villageoises. Je pense pourtant qu’à terme il faudra en créer une. A part le billet d’avion AR, les coûts de vie sur place ne sont pas très élevés, la vie à Maroantsetra est bon marché. Comme je l’écris plus haut je repars fin février début mars 2010 à Madagascar. Sur place je vais construire quelques ruches, rencontrer les apiculteurs et les écoles en forêt, prendre de nombreuses photos sur le contexte dans lequel évolue les abeilles et interroger les apiculteurs sur leurs habitudes et coutumes. Donc dès mon retour je pourrai à nouveau prendre la plume et donner de solides informations aux personnes intéressées par cette aventure. P-E Guyonnet Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |
Commentaires
Citation en provenance du commentaire précédent de jocelyne :
Yves .
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